Au Mali, une campagne pour l’excision suscite un débat national
En août, une campagne sur les réseaux sociaux maliens en faveur des mutilations génitales féminines (MGF) a révélé le vide juridique existant sur ce sujet. Des affiches dénonçant l’excision ont été placardées à Bamako, mais des visuels portant un message inverse ont été diffusés, soulignant les tensions sociales et les débats sur la souveraineté nationale.

L’émergence d’une campagne pro-excision en août a réveillé des débats sur l’intégrité physique des femmes et les traditions malienes. Des affiches dénonçant l’excision ont été placardées à Bamako, mais des visuels portant un message inverse ont été diffusés, soulignant les tensions sociales et les débats sur la souveraineté nationale. Les partisans de l’excision minimisent les conséquences physiques et les jugent nécessaires pour maîtriser la sexualité des femmes, malgré les risques graves associés à l’ablation partielle des organes génitaux. La campagne a suscité une forte mobilisation des organisations de défense des droits des femmes, des professionnels de santé et d’autres voix publiques, qui contestent l’idée que soutenir les MGF reviendrait à soutenir les valeurs maliennes. Les autorités du Mali ont appelé à interdire les MGF par la loi, tandis que d’autres pays ont déjà interdits l’excision, malgré les risques encourus par ses auteurs.
Courrier International
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