Écrits antisémites attribués à Jordan Bardella : que risque vraiment le président du RN ?
Accusé par Mediapart d'avoir tenu des propos antisémites en 2013, le président du RN dément et attaque en justice. Les messages, authentifiés mais anciens, ne valent pas de poursuites.

Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, dément des accusations d'antisémitisme publiées par Mediapart en 2013. Les textes, authentifiés mais datés de 2013 à 2015, seraient trop anciens pour valoir des poursuites. Bardella affirme ne pas avoir été militant actif à l'été 2013, bien que l'ait adhéré au Front national en 2012. Il conteste les accusations en bloc, soulignant qu'il n'avait qu'un seul compte Twitter. Les révélations de Mediapart pourraient connaître le même sort : même authentiques, les messages ont peu de chances de valoir des poursuites au président du RN. La prescription en matière de provocation à la haine non publique était à l'époque de trois mois, mais pour des messages vieux de plus de dix ans, la prescription fait obstacle à toute poursuite pénale. Le débat porte sur l'authenticité des messages, établie par des supports d'origine et des témoignages de l'époque. La décision pourrait prendre plus d'un an, peu probable avant la présidentielle de 2027. Le président du RN pourrait être confronté à des poursuites, mais la prescription et l'immunité ne sont pas les obstacles principaux.
Le Dauphiné Libéré
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