Cameroon - Biya : le pouvoir à l'arrêt
Un an après sa réélection, Paul Biya, 93 ans, n’a pas nommé de vice-président ni remanié son gouvernement. Au Cameroun, le pouvoir est à l’arrêt.

Un an après sa réélection, Paul Biya, 93 ans, n’a pas nommé de vice-président ni remanié son gouvernement. Au Cameroun, le pouvoir est à l’arrêt. Le président, proclamé vainqueur de l’élection du 12 octobre 2025, a évité de remettre en place un gouvernement. Il a également refusé de réorganiser la préfectorale. Le pays avance, mais le pouvoir est bloqué. Le constat est simple : le président gouverne par l’attente. Il promet des changements, mais ne remanie pas. Le 4 avril 2026, la Constitution a créé un poste de vice-président, mais personne n’a été nommé. Les baronnies du régime se disputent les restes d’un pouvoir à l’arrêt. Le président a choisi de neutraliser son opposant plutôt que de dialoguer. Les Camerounais attendent, mais le pouvoir est bloqué. Le silence de Biya, deux mois après son élection, souligne une réticence à communiquer son agenda. Le pays s’enfonce dans la sinistrose, et les rivalités s’intensifient. Le dernier remaniement date de 2019, et des dizaines de ministres et préfets ont atteint l’âge de la retraite. Le président a laissé le pays tourner à vide, tandis que les baronnies se disputent. La décomposition du système semble planifiée. Les pratiques corruptives se sont banalisées, y compris dans les forces de défense. Mi-octobre, une quarantaine de policiers ont été inculpés pour trafic de carburant. La gendarmerie et l’armée sont également affectées. Les décès de plusieurs figures politiques ont exacerbé les rivalités. Le pouvoir est à l’arrêt, et le pays s’enfonce dans la sinistrose.
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