Les États-Unis quittent l'Irak, mais conservent le contrôle des revenus pétroliers
Les dernières forces armées américaines quittent l'Irak ce 30 septembre, mais les Américains continueront de gérer les revenus pétroliers irakiens. Ce mécanisme, créé en 2003, permet de collecter et réinvestir des revenus en Irak, malgré le départ des troupes.

Le mécanisme, imaginé par George W. Bush, est déposé à la New York Fed et est destiné à collecter des revenus pétroliers en Irak. Bien que le départ des troupes américaines soit une première, le contrôle des revenus reste en place. Le Fonds pour le Développement de l'Irak (DFI) a été renouvelé par chaque président, y compris Donald Trump. Les Américains voient ce contrôle comme une aide à l'Irak pour stabiliser ses finances, permettant à ce dernier d'acceder à des dollars américains. En Irak, les revenus pétroliers représentent près de 90 % du budget d'État, et leur gestion reste stratégique pour les États-Unis. À l'aube du retrait des troupes, certains craignent que ce mécanisme ne soit perçu comme une continuation de l'administration Trump dans les affaires irakiennes. La Turquie est en train de relancer une partie des exportations pétrolières irakiennes.
dh.be
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