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Dette, corruption, impunité : le Cameroun dans un cycle sans fin

Le Cameroun doit 15 607 milliards FCFA en juin 2026, soit 44,2 % du PIB. La dette est détournée, gaspillée ou bloquée dans les circuits administratifs. La justice frappe les exécutants, mais protège les commanditaires. Le pays reste sous le plafond CEMAC de 70 % du PIB, et le FMI le classe en risque élevé de surendettement externe.

30 sept. 2026 Paul Moutila

Le Cameroun doit 15 607 milliards FCFA en juin 2026, soit 44,2 % du PIB, selon la Caisse autonome d'amortissement. La dette est détournée, gaspillée ou bloquée dans les circuits administratifs. La justice frappe les exécutants, mais protège les commanditaires. Le pays reste sous le plafond CEMAC de 70 % du PIB, et le FMI le classe en risque élevé de surendettement externe. La dépendance aux bailleurs étrangers et la faible capacité de remboursement dépendent des recettes d'exportation, qui sont volatiles. La justice camerounaise a puni les exécutants, mais épargne les commanditaires. Le Cameroun se classe 142e sur 182 pays pour la corruption, avec un score de 26/100, selon Transparency International. La CONAC n'a pas de pouvoir de poursuite, et les affaires transmises à la justice s'enlisent. Les détourneurs de fonds publics sont-ils jugés ? Parfois. Siyam Siewé, ancien directeur du Port autonome de Douala, a été condamné à perpétuité en avril 2026. Mais les critiques dénoncent une justice à deux vitesses, qui frappe les exécutants et épargne les commanditaires. Le Cameroun peut-il sortir de l'endettement ? Le pays reste sous le plafond CEMAC de 70 % du PIB, mais le FMI le classe en risque élevé de surendettement externe. La capacité de remboursement dépend des recettes d'exportation, qui sont volatiles.

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Camer.be

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